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Appel pour des Assises de la République Assemblée du 16 mai 05. Paris. A l'invitation du Comité Valmy et des initiateurs de " l'appel pour le non " du 11 janvier, une assemblée de militants et de représentants d'associations a eu lieu le 16 mai à la Maison des métallos, à Paris. Malgré les difficultés liées à ce lundi de Pentecôte cette réunion a été un succès. L'assemblée a d'abord souligné qu'une victoire du non lors du référendum sur le projet de " constitution " européenne favoriserait grandement la nécessaire bataille pour la liberté et la démocratie. Unanimement les participants ont souhaité le développement d'une politique de rupture par rapport à l'actuelle construction européenne supranationale et antidémocratique, ultra-libérale et antisociale, antirépublicaine et atlantiste. Dans cet esprit et pour la construction d'une alternative politique nouvelle il a été décidé de lancer un appel pour des Assises de la République. Celles-ci sont envisagées comme un processus et l'idée a été avancée qu'elles pourraient être préparées, dans tout le pays, par des États généraux où seraient consultés les citoyens sur leurs volontés quant à la marche politique et sociale de la République. Rappelons que le Comité Valmy est favorable à l'élaboration d'une Charte Nationale et républicaine. Claude Beaulieu.
La campagne référendaire aura au moins eu l'avantage de révéler enfin un débat, jusqu'alors occulté, sur le sens et les conséquences de la construction européenne. Le vieux rêve européen de certains est devenu un prétexte pour imposer la domination sans partage de l'idéologie économique néo-libérale. Le traité constitutionnel en constitue la synthèse. Mais le rideau de fumée qui accompagne ce coup d'État idéologique tend à se dissiper : le projet européen qu'on veut nous imposer est un instrument de guerre contre la démocratie. Il détruit la citoyenneté, les souverainetés populaires et nationales et met fin à la vie politique créatrice des peuples. Il tend in fine à construire une Europe sans les peuples et même contre les peuples. Des décennies de progrès social sont remises en cause sous prétexte de mise en oeuvre d'une concurrence " libre et non faussée ". Le légitime combat social, jusqu'alors partie intégrante du fonctionnement démocratique normal de la société, tend à devenir hors la loi. Rassembler les républicains dans le combat contre le " traité établissant une constitution pour l'Europe " constituait donc une nécessité historique. Le Peuple Français devra s'emparer de ce débat nécessaire et le mener jusqu'au bout afin de rétablir sa souveraineté et la démocratie dans notre pays. Le débat créé autour du traité, en permettant la prise de conscience, a aussi permis que des citoyens, des militants et des organisations se rencontrent et débattent, échangent leurs craintes et leurs aspirations, reconnaissent leurs convergences. Les valeurs de la République et de la laïcité, ciment malheureusement fort malmené au cours des dernières décennies, permettent d'entreprendre une dynamique de retour à un corps politique démocratique et souverain. Nous pensons qu'il est indispensable de prolonger cette démarche de réflexion, de rassemblement et de combat au-delà du référendum. C'est ce que nous entendons affirmer en lançant un appel à des " Assises de la République " dans les délais les plus brefs. Ces assises pourraient être préparées dans tout le pays par des assemblées locales et départementales où seraient rassemblés et discutés les premiers registres des volontés des citoyens quant à la marche politique et sociale à suivre par et pour la République.
Communiqué du Bureau national du Comité Valmy. Paris le 29.05.05 AVEC LA VICTOIRE DU NON, LE PEUPLE DE FRANCE REMPORTE UN PREMIER SUCCES HISTORIQUE :
Le Comité Valmy, depuis la campagne contre la ratification du traité de Maastricht, mène de manière déterminée un combat difficile contre la construction d'une Europe supranationale, atlantiste et outil de la mondialisation néo-libérale. Jamais il n'a douté de la capacité du peuple de France à faire prévaloir son droit inaliénable à disposer de lui-même et à mettre en échec les promoteurs, de droite ou prétendument de " gauche ", de cette Europe de la finance mondialisée. Aujourd'hui il salue avec reconnaissance cette première victoire historique et révolutionnaire de ce peuple français qui en effet, " ne sera jamais un peuple d'esclaves ", et qui a conscience d'avoir également voté, par procuration, pour les autres peuples européens non consultés. Une fois de plus, la campagne électorale a démontré le caractère antidémocratique et totalitaire de cette Europe qui est édifiée contre les peuples et les nations. Le Comité Valmy réaffirme le caractère intrinsèquement pervers du fédéralisme européen. Celui-ci ne peut pas être amendé. Il doit être rejeté ainsi que les traités antérieurs également désavoués par ce vote libérateur. Dans le contexte historique actuel il est illusoire et mensonger de prétendre qu'il est possible de " renégocier " une Europe sociale et pacifique qui resterait dans le carcan supranational, c'est-à-dire sous la domination fondamentale de l'atlantisme et du néo-libéralisme. Seule une Europe constituée sur la base de l'alliance sans hégémonie des peuples souverains et des nations libres, une Europe confédérale, sera, si telle est la volonté des peuples, capable de promouvoir la démocratie, la liberté de penser, le progrès social, la paix et le rejet de tout impérialisme. Les Français, à l'occasion de ce succès, doivent imposer aux pseudo-élites qui se partagent le pouvoir politique, un délai de réflexion, la continuation et l'approfondissement du débat démocratique actuel. En France, les responsables politiques qui ont mené une campagne totalitaire pour le oui, sont disqualifiés. Il est nécessaire de forger une nouvelle alternative politique à travers l'union du peuple de France, une alliance de renouveau républicain, pour la démocratie, pour la souveraineté populaire et nationale, pour le progrès social. Dans l'esprit de la Résistance et du programme progressiste du CNR, le Comité Valmy lance un appel au développement d'un processus destiné à réunir des Assises de la République. Pour le Bureau national du Comité Valmy : Claude Beaulieu. |