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Éditorial

19/04/2008

Le libre-échange, c'est la disette, la guerre et la pauvreté

 


Nous ne sommes plus gouvernés par des élus mais uniquement par les forces froides du Marché :

Aux États-Unis les institutions gouvernementales ne savent que faire pour gérer la crise bancaire née de la généralisation de crédits « pourris » impossibles à rembourser et surtout impossible à réglementer.

Dans les pays pauvres la spéculation sur les denrées alimentaires des multinationales créent des émeutes de faim inédites depuis des décennies.

En France l’euro fort et les taux d’intérêts élevés de la BCE ralentissent considérablement la croissance et endettent les ménages les plus fragiles qui subissent une baisse continue de leur pouvoir d’achat.

Réalisant qu’aucun élu n’est à même de résoudre quelque problème que se soit les électeurs des démocraties ne votent plus ou alors leur noyau le plus cynique plébiscite ceux qui proposent de réduire les impôts donc d’enrichir un peu plus ceux qui en paient, c’est à dire les moins vulnérables à l’air du temps. Cela explique les succès passagers de Sarkozy et autre Berlusconi, vu qu’en face la « gauche » ne propose absolument rien de différent sinon une gestion plus « morale » : c’est sans doute ça qui parle aussi à la nouvelle bourgeoisie des centres-villes, hypocritement plus sensible à la cause du Tibet qu’à l’occupation de l’Irak et de la Palestine.

Reste que la déréglementation du Marché, comme un abandon des règles du jeu au foot, provoque ipso facto déséquilibres, violences et inégalités : cela explique la violence des guerres américaines qui ne sont, là aussi, qu’une commandes des capitalistes nords-américains en lutte avec leurs rivaux russes, chinois et iraniens pour les ressources spéculatives comme le pétrole…

Pour ne pas s’attirer davantage d’ennuis les fragiles gouvernements européens se rallient au panache sanglant de Bush et de son successeur : en acceptant de vendre des avions EADS « européens » au Pentagone, Sarkozy et ses semblables ne pouvaient que « faire un effort » en envoyant de nouvelles troupes en Afghanistan pour chasser non pas la misère et le trafic de drogue, mais bien les adversaires du moment de l’imperium US. En envoyant ses électeurs au casse-pipe ou en les privant de médicaments, Sarkozy se prépare de belles défaites électorales. Il restera de toute façon un domestique doré des trusts.

Nous autres personnes réelles, travailleurs, jeunes et citoyens ordinaires n’avons rien à attendre de ces gouvernements aussi fragiles qu’hypocrites. Pas plus (mais pas moins) que leur prétendue « opposition », ne choisissent d’agir sur l’économie. Tous favorables aux traités européens qui imposent le libre-échange et ses conséquences, ils ont cessé d’être crédibles et, d’ailleurs, ne souhaitent que « plus d’Europe » ou « plus de libre-échange ».

Dès lors que faire ? Il nous reste à profiter du monde « ouvert » pour l’analyser et ne pas tomber dans les pièges médiatiques tout en étant attentif aux résistances à ce marché totalitaire.

 

Terouga

 

 

 

 Tracts à reproduire et diffuser...

février 2008

Non au Traité européen simplifié ! Oui à la République !

juin 2005

Nous payons, ils privatisent ! / La sécurité est un acquis social.

juin 2005

Les partisans du Oui doivent partir

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Bon c’est décidé, je vais faire un effort. De toute façon j’étais au bout de ma critique des communautarismes, la colère qui se répète, ça tourne au fond de commerce, je n’allais pas devenir le Jean-Pierre Coffe du politiquement incorrect, le monsieur “c’est d’la merde” du pamphlet.
Dieu m’est témoin que déjà dans mon précédent, Misères..., j’avais fait un bon bout du chemin : donné dans le pathos, la fiction, la sodomie même, histoire de ne pas me mettre en même temps toutes les communautés à dos...
En plus, sur mes grands thèmes favoris : ultralibéralisme, néo-matriarcat, féminisme... finalement tout le monde est d’accord, Alain Minc réhabilite Marx, Naouri le père, même Élisabeth Badinter dans Fausse route finit pas dire pareil que moi.
Me calmer, donc, ne plus déraper et attendre qu’on me jette quelques miettes... La vérité est un luxe, et j’ai pas les moyens de jouer plus longtemps les riches !
Aller, faire simplement comme les autres après tout : mentir, pleurnicher, émouvoir... juste m’avilir un peu plus.

Je m’appelle Oussama-Joseph-Maximilien...
Non, ça part encore trop brutal. Je m’appelle... Robert, c’est mieux, plus personne ne s’appelle Robert aujourd’hui, ça fait français.
Je m’appelle Robert et je suis au bout du rouleau…

Ainsi commence Chute !, le neuvième livre et le deuxième roman d’Alain Soral.
Un roman où son double, Robert Gros, se heurte de tout son poids de lucidité morale et de désespoir social au mensonge, à la lâcheté et à la brutalité de notre pseudo démocratie contemporaine.
Écrivains, intellectuels... dans cette France du déclin où tout semble à nouveau concourir au chaos, ils ne sont pas nombreux ceux dont on pourra dire, dans vingt ans, qu’à leur poste, comme d’autres en d’autres temps : les Bernanos, les Politzer... ils ont accompli leur mission, tenté de résister, sauvé l’honneur de leur génération.
Gageons qu’avec Vers la féminisation ?, Jusqu’ou va-t-on descendre ?, Socrate à St Tropez, Misères du désir et ce dernier Éloge de la disgrâce Alain Soral sera de ceux-là !

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